lundi, 25 septembre 2006

Mon appart Nip Tuck...

Il est dans un bel immeuble tout beau tout neuf et tout blanc. A l entree, il y a tjs un portier super sympa qui se jette sur la porte pour pas que j utilise ma clef. Pour monter au 10 etage, ou evidemment j ai une vue sur toute la ville et le rio au loin, je prend un ascenseur de chirurgien. Ensuite, je rentre dans une salle blanche et je realise que c est mon salon...
Mais comme avec Babe on est plutot Starsky et Hutch et Famille Osborn on a reussi a donner un certain charme a notre appart ou aujourd hui il regne une ambiance de de-rangement organise et on s y sent bcp mieux. On envisage meme d evoluer vers un concept 2 Flics a Miami avec des inluences d Alertes a Malibu...
Suite dans le prochain episode.

mardi, 12 septembre 2006

Che, que veo aqui

Douze jours après notre arrivée à Buenos Aires, voici le moment de faire un point sur tout ce qui nous est arrivé… Douze jours bien remplis... Partage d’un ressenti général.
Services d’immigration, recherche d’un appartement, d’un comptable, d’un avocat , d’une banque, finaliser le contrat pour le restaurant, créer de notre société, sentir la ville, prendre nos marques: autant de chantiers à mettre en œuvre…
Mais nous tirons parti au mieux de l’énergie de l’arrivée. Sans doute inconsciemment, nous n’avons pas réservé d’hôtel pour notre première nuit ; une façon de se mettre dans le bain ? Après quelques essais infructueux, nous dégotons un guest-house dans San Telmo, le quartier que nous visions. 80 pesos la nuit pour une chambre avec deux lits et salle de bains, petit-déjeuner et internet compris : c’est très bien le temps de voir venir.
Seconde démarche : les services d’immigrations où nous apprenons que l’enveloppe donnée par l’ambassade d’Argentine à Paris et remise à la douane de l’aéroport à BsAs mettra trois semaines à faire la navette ; mais sans elle pas de DNI et sans DNI pas de compte en banque ; et sans doute pas d’appartement : pour obtenir ce DNI, il faut bien justifier d’un domicile, non ? Si señor…La quadrature du cercle se profile. Qu’à cela ne tienne, nous trouverons bien une solution.
Elle arrive deux jours plus tard. Via un coup du sort comme il n’en arrive qu’à l’étranger, nous voici locataires pour le mois de septembre d’un appartement, encore jamais habité, de 60m² entièrement meublé et équipé, au dixième étage avec balcon et vue plongeante sur BsAs, en plein cœur de San Telmo, le quartier le plus recherché par les étrangers et les Français particulièrement : ses rues pavées, ses nombreux antiquaires, ses immeubles haussmaniens décatis et son côté populo en font un subtil mélange de Marais, de Quartier latin et de Belleville (ou de Croix-Rousse pour les Lyonnais).
Ces deux exemples pour illustrer la ville telle qu’elle nous apparaît : à la fois compliquée et incroyablement accessible. Compliquée parce que nous ne connaissons pas les codes et que nous avons tout à apprendre ; accessible parce que les Argentins sont ouverts, disponibles, curieux et bavards. Et puis aussi peut-être quelque part une bonne étoile qui veille : quand nous poussons une porte, deux autres s’ouvrent.

« Che, que veo aqui » : une expression pour exprimer le fait que je suis dans un état de surprise permanent : les rues, les gens, les bus (bruyants et polluants, une calamité), les trottoirs, les dogs-keppers, les restaurants (du rade de quartier aux restos au design abouti mieux qu’à Paris), les Argentines aux cheveux longs (regardez autour de vous, vous verrez à quel point les filles en France ont les cheveux coupés courts…), les Argentines tout court, la viande, la Quilmes, les boites de nuit, les Locutorio, l’architecture, les tags politiques sur les murs, le bleu du ciel, les taxis et leur demander s’ils supportent Riverplate ou Bocca Junior, entendre parler espagnol constamment, regarder danser le tango le dimanche soir sur la Plazza Dorrego, être au restaurant et ne pas même jeter un regard au prix, dîner apéro-entrée-plat-dessert-café-vin pour 5€, vivre un nouveau printemps, voir les arbres verdire à vue d’œil, se retrouver dans une soirée où quatre nationalités sont représentées (argentine of course, uruguayenne, américaine, française) et être le seul à ne pas parler espagnol….
C’est pour ça que j’aime vivre à l’étranger : parce qu’on vit deux fois. On interprète tous les événements avec notre mentalité de français, nos codes et nos références et en même temps on essaie de comprendre, réagir et réfléchir comme si on était du pays ; on est constamment en train de faire la navette entre ces deux visions et c’est ce qui est intéressant.

Les choses se mettent en place doucement, jusqu’ici tout va bien et je me félicite tous les jours d’avoir tenté l’aventure….

Babe

mercredi, 06 septembre 2006

Page blanche sur l ardoise

Tout est bien la: le beau local bien place (plein centre a une cuadra de la Cigale pour ceux qui connaissent), Alain qui remplit sont role de vendeur-ambassadeur de la magie et des differences argentines, tous ces gentils argentins qui sortent beaucoup ,une equipe de 9 personnes pour nous accompagner et el socio. Une exellente base qui m impregne de ses energies necessaires a la creation. La page blanche. Comme un groupe de musique nous avons des inluences qui peuvent donner des notes etonnantes comme des sushis dans un bar a vins...Ici ca marche. Pour l ambiance il y aura dans le desordre: du Comptoir du 7eme, du Caves Angevines (exellent bar a vins parisien que je vous recommande encore - ouvert tous les midis de la semaine et le jeudi soir avec des plats pas cher a seulement 11 euros. Vous pouvez ne pas reserver en appelant au 01 42 88 88 93), du Villa Corse, du Soleil Levant (mon japonais de Suresnes pour les sushis...), du Tambour, des tonneaux, du Olsen, du Donzon, du Balthazar, du Cafe San Juan et de... l Argentine (beaucoup, je parles bien des produits du terroir...). La redaction commence le 1 octobre 2006 au Cosmopolitain (25 de Mayo, esquina Tucuman).

vendredi, 01 septembre 2006

Une heure dans la nuit

Me voila noctambule. Marcher pour sentir, prendre le temps de ne pas courir entre les rues Chile et Chacabucco. Il est tard pour moi mais tot pour les argentins pour qui la nuit commence a partir d une heure du matin. Les bars sont vides et des groupes se rassemblent dans le froid. Il doit faire 10 degres. Sur les trotoires des jeunes a la peau basanees ramassent ce qu ils peuvent dans les poubelles laissant derriere eux les sacs en plastique eventres. Les chiens s approprient la ville pour quelques heures. Le serveurs rangent les terrasses sur la place Dorriego. On m interpelle: Que hora tienes? Ici, minuit. Chez moi 5 ou 6 heures de plus... Josefina vient de se disputer avec sa copine. Elle est sortie pour se calmer. Assise sur une marche elle attend. Rapidement elle me raconte ses retrouvailles (tumultueuses) avec ses amis apres etre partie 2 ans au Bresil. Une histoire d amour...Ses parents sont partis vivre a Barcelone pendant la crise. Elle souhaite rester vivre ici desormais. Et moi j arrive. Apres avoir repris mon chemin je realise que je me suis perdu. Toutes ces quadras se ressemblent. Sans inquietudes, je rentre dans ma guest house silencieuse apres avoir certainement fait un joli detour. Une longue seanse de lecture se profile. Et si j creais un blog...

Arrivee...

Paris, Milan et enfin Buenos Aires... 13 heures d avion qui cette fois furent tres supportables. Arriver a l aube pour redecouvrir une ville avec le jour qui se leve et se jeter dans un lit douillet. C etait hier et avec le decallage horaire me voila en pleine nuit devant un ordi apres une sieste de 5 heures de 19h00 a 00h00...Tout va bien malgre le leger sentiment d etre decale. En une journee nous avons pu parcourir la ville et nous faire une premiere impression des logements a louer. Le quartier est choisi, ce sera San Telmo pour sa vie locale animee et sa proximite du centre. Depuis notre derniere visite, les panneaux d affichage d appart a louer ou a vendre se sont multiplies. Le pays se porte bien selon les avis d experts donnes par les taxis. J aime cette ville avec ses odeurs.

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